Les 2 moments qui poussent des associés à s’entretuer

A votre avis, quelles sont les 2 plus grandes causes qui tuent une startup ?

  • Le manque d’argent : ça explique pourquoi très tôt beaucoup d’entrepreneurs recherchent de l’argent : love money, compétition de business plan, compétition sociale…Peu importe les conditions, ce qu’il faut c’est de l’argent et vite, sinon on est mort.

We need money

  • Les disputes incessantes entre associés. S’associer avec quelqu’un, c’est un peu comme un mariage : s’il est forcé, bonjour le divorce ! Bien sûr comme dans un couple, il y a des hauts et des bas mais parfois trop c’est trop et la séparation paraît inévitable. 

We need money (1)

Mais, à quel moment les associés s’entretuent ?

A la constitution de la société ! C’est un moment vital dans la jeune vie d’une startup. Pourquoi vital ? Et bien parce que c’est un moment où les questions sérieuses font surface. Elle font ressortir le Dr Jekyll en chacun de nous !

Une entrée en matière musclée : la question des parts

Scénario 1 : L’égo de l’idée

Bon les gars, j’ai eu l’idée au départ donc pas de discussion possible, je prends la majorité des parts et vous prenez le reste.

Le porteur de l’idée pense que le fait d’avoir eu l’idée lui donne la légitimité de prétendre à la majorité et d’être le boss. C’est bien sympa d’avoir l’idée, mais si tu n’as pas la bonne exécution derrière, elle va te servir à quoi ? Si tu n’as QUE l’idée à quoi tu sers ? 

Mon précieux !

Scénario 2 : La promesse improbable

Bon je cherche un développeur, tu as l’air qualifié. Je te promets 20% des parts mais tu travailles gratuitement jusqu’à ce que ça marche, ok ?

Ah la fameuse quête du développeur sacré ! Celui qui travaillera gratuitement et sans relâche dans l’espoir qu’un jour PEUT-ÊTRE, il y aura des bénéfices à la clé. Mettons-nous à sa place un instant. Est-ce que je prendrais le risque de développer l’idée de quelqu’un avec une contrepartie fictive  sachant que je suis une pièce principale dans l’exécution de cette idée ? Oui, pour mon meilleur ami ou la famille mais le reste JAMAIS DE LA VIE. On prend vraiment les développeurs pour des pigeons !

Mon précieux ! (1)

En plus, les parts au début ce n’est pas comme si l’entreprise valait quelque chose ou que les parts étaient fixes dans le temps. Ces pourcentages évoluent ! (Principe de la dilution d’actionnariat).

Conseil O’Way : Ne perdez pas votre temps à vous chamaillez pour des questions de parts.

La paranoïa des clauses

Vous envisagez le mariage. Super ! Mais, il faut établir des règles de bienséance.

Scénario 1 : La peur de la trahison

Mon précieux ! (2)

Bon faut que je m’arrange pour qu’il reste avec moi. Il ne doit pas me trahir.

Mouhahahahahahaha ! Avec une clause d’exclusivité et une clause de non-concurrence, il sera à moi, rien qu’à moi !

  • La clause d’exclusivité oblige les associés à se consacrer exclusivement à l’activité de votre startup. Une clause bien connue dans les contrats de travail mais qui peut être mise en place entre associés.
  • La clause de non-concurrence permet de s’assurer que même en cas de divorce, votre associé n’ira pas chez l’un de vos concurrents pendant une durée déterminée. (Oui, on ne peut pas l’empêcher indéfiniment…)

Scénario 2 : La peur d’être prisonnier

Mon précieux ! (3)

Bon sang, je suis bloqué avec lui. Je ne peux pas m’échapper…

Pas de panique, la clause d’exclusion est à votre service. Grâce à cette clause, votre boulet d’associé peut être tenu, dans des conditions qui doivent être prévues aux statuts, de céder ses actions et de quitter la société. (Trop bien ! Il me bloque plus !)

Scénario 3 : La peur des conflits

Mon précieux ! (4)

On se prend la tête tous les jours. Il faut résoudre ces conflits.

 

Pas de souci, éliminez vos associés en jouant à la roulette russe : la clause shotgun ! Elle permet à l’un des actionnaires, de racheter les actions de son associé ou de vendre les actions qu’il détient à son associé.

Conclusion

NYC (1)

Je pourrais continuer longtemps comme ça, il y a sûrement plein d’autres cas de figures mais là n’est pas l’enjeu. L’enjeu ici était de mettre en lumière que malgré tous les outils juridiques à disposition, un mariage forcé ne fonctionnera jamais. Alors, vous pouvez passer autant de temps que vous voulez à rédiger les meilleurs statuts juridiques du monde, mais si vous n’êtes pas compatible avec vos associés, cela ne servira à rien !

Cela dépasse le domaine du juridique. Ce sont des problèmes humains !

Conseil O’Way : Préconisez la compatibilité plutôt que la complémentarité de vos associés.

Sources

http://www.lecoindesentrepreneurs.fr/

http://www.laloi.ca/

http://www.pacte-associes.fr/clause-shotgun

https://www.apce.com/pid2822/clause-de-non-concurrence.html?espace=1

http://www.lesechos.fr/finance-marches/vernimmen/definition_dilution.html (Dilution d’actionnariat)

 

 

 

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